Que faire en cas de commotion cérébrale?

De façon générale, que faire?

  1. Comprendre la commotion :
    • La commotion entraîne une altération du fonctionnement des réseaux neuronaux et donc souvent une atteinte des fonctions cognitives, neuromotrice et physiologique qui y sont associées.
    • La commotion affecte dans 15% des cas de façon chronique et peut altérer la qualité de vie. Ce taux augmente jusqu'à 50% selon le nombre des commotions cérébrales et l'âge. Elle est donc à prendre très au sérieux.
    • La commotion ne s'aggrave pas mais ...
    • Les symptômes de la commotion peuvent être ressentis parfois plusieurs jours après l'impact tandis que leur intensité peut devenir plus forte si l'exigence des activités n'est pas diminuée.
    • Les ennemis de la récupération cérébrale suite à une commotion sont le stress et la fatigue.
    • L'impact de la commotion est plus important chez les adolescents. En effet, le cerveau à cet âge connait de profondes transformations que la commotion peut perturber.
    • Plus une personne subit de commotions cérébrales, plus les impacts sont importants. De plus, les études récentes démontrent que ces impacts pourront être ressentis à long terme.
  2. Se soigner :
    • En dedans de sept jours, consulter un médecin et des professionnels de la santé spécialisés pour favoriser une récupération normale. Si vous êtes dans la grande région de Montréal, vous pouvez bien évidemment nous contacter.
    • Ne pas rester inactif pendant plusieurs semaines.
    • Diminuer les exigences de votre vie sans tout arrêter en posant des objectifs réalistes en fonction de votre condition actuelle.
    • Gérer votre énergie, en prenant des pauses régulières dans vos activités, même sans fatigue ressentie et en essayant d'identifier les signes précurseurs de fatigue.
    • Ne chercher pas à vérifier si vous êtes rétabli en repoussant vos limites trop vite.
    • Éviter les situations dangereuses car vos facultés sont amoindries.
    • Pas de consommation d’alcool ou de drogues.
    • Maximiser la qualité du sommeil.
    • Manger équilibré en intégrant des aliments riches en fer et en oméga 3.

Sportifs, que faire en cas de commotion?

  • Ne pas précipiter un retour à la compétition pour prévenir les risques démontrés de rechute.
  • Ne pas reprendre l’entraînement sportif intensif trop rapidement pour ne pas aggraver votre condition.
  • Remplacer votre activité sportive par des activités plaisantes mais moins exigeantes qui stimuleront les capacités cognitives ou motrices tout en vous préparant à votre retour au jeu.
  • Vivre des succès pour diminuer les sentiments d'anxiété qui pourrait suivre la commotion.
  • Gérer la douleur en restant actif.
  • Suivre un programme de neuroréadaptation adapté à votre pratique sportive.
  • Suivre les étapes du protocole de retour au jeu suite à l'approbation du médecin.

Étudiants, que faire en cas de commotion?

  • Surveiller les symptômes : manque d'endurance à l'effort mental et problèmes de mémoire sont fréquents après une commotion.
  • Demander des ajustements pédagogiques pour diminuer les exigences des cours (ex. plus de temps pour les examens, prendre plus de pauses pendant les cours, prendre moins de cours dans une semaine ou une journée)
  • Faites-vous aider de professionnels qui pourront justifier vos besoins, expliquer vos difficultés et favoriser le succès scolaire.
  • Développer des stratégies pour suivre des cours et étudier efficacement (par exemple, enregitrer les cours, développer des méthodes de travail plus efficaces qui tiennent compte des difficultés cognitives).